Tour de France Femmes avec Zwift : arrivée de la 5e étape à Belleville en Beaujolais

5 août 2026
Actus du territoire

Le 5 août 2026, le Beaujolais a vécu au rythme du Tour de France Femmes avec Zwift. De Mâcon à Belleville-en-Beaujolais, la 5e étape a traversé les paysages, les villages et les vignobles du territoire avant de s’achever par une arrivée spectaculaire à Belleville.

Tour de France Femmes avec Zwift : arrivée de la 5e étape à Belleville en Beaujolais
140 kilomètres à travers le Beaujolais

Il y avait le sport. Il y avait le spectacle. Et il y avait surtout un territoire à découvrir.

Mercredi 5 août, la 5e étape du Tour de France Femmes avec Zwift reliait Mâcon à Belleville-en-Beaujolais sur 140 kilomètres, avec près de 2 900 mètres de dénivelé positif et pas moins de 8 ascensions répertoriées. Une étape classée parmi les plus exigeantes de cette édition 2026.

Dès les premiers kilomètres, les coureuses entraient dans un territoire vallonné, avant d’enchaîner les difficultés : côte de Cenves, col de la Croix de l’Orme, côte de Saint-Christophe, col de Fontmartin, col de Gerbet, côte de Pruzilly, col de Durbize… jusqu'au Mont Brouilly, ultime difficulté du jour.

Au total, 22 communes de la Communauté de Communes Saône-Beaujolais ont été traversées, donnant à voir une grande diversité de paysages et de villages : de Cenves à Saint-Jacques-des-Arrêts, de Monsols à Vauxrenard, de Juliénas à Fleurie, de Villié-Morgon à Chiroubles, jusqu’à Saint-Lager, Cercié et Belleville-en-Beaujolais.

Une véritable traversée du Beaujolais, avec ses reliefs, ses vignes, ses villages et plusieurs de ses crus comme toile de fond.

Le Mont Brouilly, point culminant du spectacle

Dans cette succession de montées, une difficulté avait forcément une place à part : le Mont Brouilly.

Situé à seulement quelques kilomètres de l’arrivée, ce sommet emblématique du Beaujolais constituait le dernier grand rendez-vous sportif de l’étape : 3 kilomètres à 7,7 % de moyenne, avec un passage particulièrement exigeant.

Et il a tenu son rôle de juge de paix.

C’est dans les pentes du Mont Brouilly que le groupe des favorites s’est véritablement dessiné. Après une première offensive de Demi Vollering dans le col de Durbize, la Néerlandaise a de nouveau accéléré dans la dernière ascension. Seules Marlen Reusser, alors porteuse du maillot jaune, et Katarzyna Niewiadoma-Phinney sont parvenues à suivre.

Le trio s’est ensuite dirigé vers Belleville-en-Beaujolais, où Demi Vollering s’est imposée au sprint devant Marlen Reusser et Katarzyna Niewiadoma-Phinney. Elle signait ainsi sa première victoire sur cette édition 2026, tandis que Reusser conservait le maillot jaune, avec 12 secondes d’avance sur la Néerlandaise.

Mais au-delà du résultat, cette arrivée aura offert une image forte : les meilleures coureuses du monde se disputant la victoire au cœur du Beaujolais.

Une arrivée à Belleville-en-Beaujolais sous les yeux du public

Après une première arrivée du Tour de France en 2023,Belleville-en-Beaujolais accueillait à nouveau la Grande Boucle, cette fois dans sa version féminine.

L’arrivée était installée avenue de l’Europe, où les spectateurs ont pu assister au passage de la caravane publicitaire puis des coureuses. La journée avait été pensée comme un véritable rendez-vous populaire, avec notamment une fan zone, des animations autour du vélo, une retransmission sur écran géant, un photobooth, un DJ set et un espace dédié aux enfants.

Dans les villages comme au bord de la ligne d’arrivée, habitants, visiteurs et passionnés se sont retrouvés autour d’un événement capable de rassembler largement au-delà du seul public cycliste.

Une figure du cyclisme pour transmettre le relais

L’étape a également été l’occasion de faire dialoguer l’histoire et le présent du cyclisme.

À l’arrivée à Belleville-en-Beaujolais, Antonin Rolland, figure emblématique du cyclisme régional et ancien porteur du maillot jaune, était présent pour remettre un prix aux coureuses. Une présence particulièrement symbolique pour celui qui, en 1955, avait porté le maillot jaune pendant 12 jours sur le Tour de France. À 101 ans, il demeure aujourd’hui le doyen des anciens porteurs du maillot jaune.

Quelques décennies plus tard, le retrouver au cœur d’une arrivée du Tour de France Femmes crée un joli trait d’union entre deux générations de cyclisme. Du Tour de France de 1955 au Tour de France Femmes 2026, Belleville-en-Beaujolais continue ainsi d’écrire son histoire avec la Grande Boucle.

Une présence qui rappelle aussi combien le cyclisme est profondément ancré dans l’identité du territoire : Antonin Rolland a notamment été licencié au Vélo Club Villefranche Beaujolais,club auquel il est resté fidèle durant de nombreuses décennies.

Le Beaujolais comme terrain de jeu

C’est aussi ce qui fait la force de cette étape pour le territoire.

Le tracé n’a pas simplement utilisé le Beaujolais comme décor : il en a révélé les différentes facettes au fil des kilomètres.

Les reliefs ont donné leur dimension sportive à l’épreuve. Les routes traversant les villages ont offert un cadre spectaculaire au peloton. Les vignobles et les crus ont accompagné les coureuses tout au long de leur progression.

Une image qui reste après le passage du peloton

Le peloton est désormais reparti. Les routes ont rouvert. La caravane a poursuivi son chemin.

Mais les images, elles, restent.

Celles d’un peloton lancé à pleine vitesse dans les paysages du Beaujolais. Celles du Mont Brouilly devenu, le temps d’une journée, l’un des points stratégiques du Tour. Celles de Belleville-en-Beaujolais transformée en ligne d’arrivée. Et celles d’un territoire réuni autour d’un grand rendez-vous sportif.

Le 5 août 2026, le Beaujolais n’a donc pas seulement été traversé par le Tour de France Femmes.

Il a été regardé, vécu et raconté.

Et c’est peut-être là toute la force d’un événement sportif : pendant quelques heures, faire du territoire un terrain de jeu grandeur nature et donner envie, demain, de revenir l’explorer autrement.